Littérature

Adonis, poète : “Une icône de la poésie qui a su s’imposer dans le monde arabe »

Son entrée en poésie s’est faite comme on le fait en révolution. Âgé de 86 ans, originaire de Syrie, ce dernier pose tout son dévolu sur la force des mots. Il résilie le rôle de la religion et de l’Occident dans le revers des printemps arabes.

Il a été changé par la poésie. Le poème qu’il a écrit en 1943 quand il avait 13 ans, pour le premier président syrien, en visite dans le nord du pays, près de chez lui. Et ce jour-là, Ahmed Saïd Esber s’est battu pour approcher le Président et lui a déclamé ses mots comme s’il faisait des compliments. Pour être récompensé, le chef de l’État lui a demandé de lui dire ce qui lui ferait plaisir. Et c’est à ce moment que le jeune réalisera son rêve, car il va entrer dans le lycée français de la région. « Un accident magique », se rappelle-t-il. Poète, Adonis est devenu poète depuis cette rencontre. Écroué pendant six mois dans son pays à cause de ses opinions progressistes, il s’expatrie à Beyrouth en 1956 et crée en même temps, la revue Shi’r (poésies). On pourra voir ses poèmes dans la presse et son premier libre intitulé Chants de Mihyar le Damascène, en 1961, instantanément remarqué. Auteur fécond, il est devenu comme une voix importante du monde arabe.

Cependant, Adonis, ne parle pas uniquement de ses poèmes alors qu’il est âgé de 86 ans aujourd’hui, mais ils parlent des sociétés arabes et de l’islam, bref de l’actualité. Son nouvel ouvrage, Violence et Islam (un livre d’entretiens avec Houria Abdelouahed), est imprimé pour la troisième fois. Au point d’être étonné. C’est que sa parole ne fait pas dans le politiquement correct et des excommunications dont il a été habillé (pro-Assad ou islamophobe) ces dernières années, pour excaver au plus profond, toucher ce qui dérange.


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