Art

Noémie Goudal, en clair et en grand

L’art du trompe-l’oeil et de l’illusion assez réussie est une manière poétique de penser sur les formes et la lumière. Le BAL, destination d’art secret, est le lieu adéquat de ce théâtre menteur, admirable comme un songe.

Voici une adorable artiste qui s’accommode les traditions les plus conventionnelles les décors italiens de la Renaissance, le trompe-l’œil, l’architecture composée d’or, le labyrinthe pour leur afficher une 3e dimension, qui est celle de l’illusion et de son mystère.

Les édifices de Noémie Goudal, souvent absolues châteaux dignes de Kurosawa, sont réfléchis comme des abris de théâtre sur les rivages, sur les landes. Édifices fictifs de ce fait semés devant l’objectif de la photographe, ils s’expriment seuls rien que par leur présence et affichent l’idée d’un autre lieu, d’un temps, différent, d’une autre construction, d’une autre activité.

Quand on se rapproche davantage de ces très énormes formats au soyeux parfait, on constate qu’un escalier, une ogive, une balustrade, réalisent des plis comme un tissu ou un papier chiffonné. Le trompe-l’œil, ce voleur d’images, est prétendu délicatement, comme une signature.

Soleil noir emblème à la Odilon Redon

Disposant d’un diplôme du Royal College of Art en 2010, cette artiste d’origine française réside entre Londres et Paris. Née en 1984, elle est déjà très connue.

Lors du premier Festival de Vevey en 2012, elle avait posé une photo gigantesque de cascade, mirage en tulle blanc, devant l’Hôtel des Trois Couronnes.

Au cours de la première édition de Photo London, en mai 2015, à Somerset House la néoclassique, située le Strand et la Tamise, celle-ci expliquait avec une séduisante assurance son art de la mise en scène géante. On peut dire qu’une grande poésie accompagne ce travail qui converti un gong en soleil noir.


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